16.10.10

Stalactites Oculaire

Cette année la première neige est tombée le 10/10/2010. L'année dernière c'était à la fin novembre. C'est quand même dingue ce réchauffement climatique... si ça continue à se réchauffer comme ça, on aura de la neige au moins d'août dans quelques années!

Mais du coup il faut s'adapter, ou du moins essayer. Et il y a un autre paramètre à prendre en compte : la température. Une fois qu'on a un bon mètre et demi de neige, il faut la conserver tout l'hiver. Vous savez que la neige / glace fond aux alentours de 0°c, mais afin de ne prendre aucun risque, ici la température descend entre -25°c / -30°c en moyenne, et parfois même -35°c, comme en février dernier. Au niveau de la fonte de la neige, on peut affirmer à 100% qu'il n'y a aucun risque.

Se déplacer dans la neige glacée, c'est déjà une belle histoire, mais quand il faut en plus endurer les -30°c, c'est carrément moche comme histoire. Il y a donc 4 options qui se présentent lorsque vient le moment de se déplacer :

1. La voiture.
2. Le bus.
3. Marcher.
4. Prendre son vélo.

Premièrement je n'ai pas de voiture, ça c'est réglé, ensuite à 3,90€ le ticket de bus, merci mais non. Le débat s'impose donc quant à savoir quel est le mieux entre vélo et pieds.

Les deux sont casse-gueule, peut être un peu plus pour le vélo (suffit de ne pas tourner, et c'est bon). Les pieds c'est lent, donc prenons le vélo. Ça va plus vite certes, mais ça fait du vent dans la face, et ça, c'est un paramètre très important. Les doigts, les orteils, et la figure en prennent plein la tronche! Il est donc important d'avoir deux pairs de chaussette en laine de yack à chaque pieds, ainsi que trois pairs de gant en peau de phoque rembourrée. Il est de même fortement recommandé de porter un bonnet, ainsi que la capuche de la veste et de camoufler son nez derrière un important dispositif d'écharpe. Et en ce qui concerne les yeux, le masque de ski serait une bonne solution. N'en n'ayant pas, je suis obligé de les garder à l'air libre.

Là se produit un phénomène fort intéressant, et même assez marrant j'ai envie de dire. Lorsque l'on expire, une partie du flux d'air passe à travers l'écharpe, mais une partie de cet air chaud et humide est dirigée vers le haut, réchauffe les narines, et s'échappe de l'écharpe. Et la c'est la drame. Le flux est humide, longe le visage et passe devant les yeux. Rappelons que les yeux sont les seuls à ne pas être couvert, ils apparaissent entre l'écharpe et le bonnet. L'humidité se dépose donc sur les cils, et le vent se charge du reste.


Sur l'illustration photographique ci dessous, je suis sortie à pieds, par temps ensoleillé et sans vent... Imaginez donc la même chose, en vélo (donc avec du vent) et sans soleil (même si la participation thermique de ce dernier ne soit négligeable)...


La migration des crashpads.

Comme vous avez pu le lire dans l'article précédent (publié il y a plus d'un an, vous avez donc eu le temps de le lire et de le relire, jusqu'à ce que vous le connaissiez par cœur!) la Finlande regorge de forêts. Et de lacs. Mais cette fois nous nous intéresserons uniquement au caractère forestier de la chose, pour la raison qu'il s'agit de l'environnement dans le quel on peut observer cet étrange phénomène qu'est la migration des crashpad (anglicisme pouvant être traduit par crash et matelas.)

Ayant pour nom latin Crashis Padicus Escalatum, le crashpad est une espèce synthétique présente sur l'ensemble de la planète Terre (pas de précision à ce jour concernant les autres planètes). Détails important, il se laisse observer uniquement dans les lieux à forte concentration rocheuse, car sans ces derniers, il n'aurait pas de raison d'exister. Son cousin marin n'est autre que le spongebob, de couleur et de taille différente, et ayant une utilité considérablement éloignée de celle du crashpad.

La migration du crashpad est un phénomène s'observant exclusivement dans les régions proches des cercles polaires, Nord et Sud, vous l'aurez compris. Ce mouvement de population se produit deux fois par an, la première dans un sens, et la seconde dans le sens inverse, pour être précis.
Cette migration est régie par la présence, ou non, de lumière solaire. C'est pour cette raison que l'on ne peut croiser de crashpad uniquement en été, car l'hiver le soleil ne se lève que peu, et sa lumière est pour le moins imperceptible. La densité de population de crashpad en activité dépend donc de l'intensité et de la durée d'ensoleillement journalière.

C'est ainsi qu'au printemps, les crashpad sortent de leur période d'hibernation, pendant laquelle ils sont resté dans les garages, caves, cellier, greniers. Notez qu'à la différence des ours, originaires des même régions, les crashpads ne perdent pas de poids durant leur hibernation. Le crashpad nait vit et meurt avec les même dimension et poids, seules la couleur et la condition cutanée ont tendance à varier. Les crashpads passeront alors toute la période ensoleillée dehors au pied de rocher ; que ce soit en forêt, en plaine, ou autre, là où il y a un rocher, peut se trouver un crashpad. La réciproque n'est donc pas valable, certain rocher n'ont pas de crashpad à leur pied. Cette condition est dépendante d'une activité humaine appelée bloc ou bouldering, selon les régions.

A ce propos, il faut noter que les premières apparitions de crashpads ont été rapportées peu de temps après le début de la pratique de cette activité qu'est le bloc. Une hypothèse existe donc, quant à leur dépendance à la race humaine. Cette hypothèse n'a pas pu être mis en évidence d'un point de vue biologique, géologique, botanique ou génétique, mais il est fort probable que la subsistance de cette espèce soit étroitement liée à l'activité bloqueste de l'humain.

Le crashpad ne se déplace pas en meutes, mais très souvent par pair ou même trio selon l'étendu du rocher, et une fois encore, selon l'intensité de l'activité humaine. Il s'agit d'une espèce très docile, confortable, très facile à côtoyer au quotidien, peu bruyante, ne nécessitant que très peu d'entretien (seulement un coup de brosse de temps en temps). Durant sa période de cohabitation avec les humains, les crashpad sont immobiles, souples et fermes à la fois, et se laissent manipuler en toute liberté par les humains, qui les déplacent, les empilent les uns sur les autres, leurs sautent dessus, dorment dessus (b*****t dessus sûrement aussi...).

A la fin de la saison de bloc, les crashpads retournent d'où ils viennent pour leur période d'hibernation. C'est ainsi que l'on peut voir des crashpads se promener sur les chemins forestier en se racontant des histoires drôles de crashpads et des anecdotes à propos de la saison qu'ils viennent de passer aux côtés des humains, et espèrent qu'à la prochaine saison de bouldering, les humains auront encore plus souvent besoins d'eux.

10.7.09

Jésus Cri vs Spiderman finlandais

La Finlande, on le sait est le pays des lacs (187 888 au dernier recensement) et des forêts d'arbres (environ très beaucoup, voire plus). Sorti des grandes villes, les bordures des routes ne sont composées que de forêts, de lacs, d'arbres et de panneaux "attention caribou en rut". Sorti des petites villes c'est le même décor d'ailleurs. Sauf qu'on trouve aussi pas mal de lacs et de forêts d'arbres au milieu des petites villes. Et lorsqu'il n'y a qu'un pauvre petite cabane (souvent un sauna) au milieu de la forêt, là ça fait carrément beaucoup d'arbres par habitant! Mais la n'est point la question. Enfin il n'y a pas de question du tout en fait.

C'est donc (et sans aucun rapport, enfin pas pour le moment, la c'est juste l'introduction pour introduire) en Finlande que j'ai repris l'escalade. Il s'agit d'un sport à la con, qui consiste à en chier grave pour monter en haut d'un caillou en forme de rocher ou de falaise, pour ensuite redescendre en bas. En plus on ne profite même pas du paysage, vu qu'on est face au caillou durant toute l'ascension. L'escalade en Finlande c'est bizarre. Les finlandais n'ont jamais eu l'idée d'installer des montagnes bien hautes pour faire des voies bien longues. Du coup il faut grimper sur des petits rochers perdus au milieu de la forêt. Ou bien sur des "falaises", toujours au milieu de la forêt. La vous commencez à vous dire "voila le lien entre les lacs et forêts, et l'escalade", vous êtes malin ladidonc! Quand la falaise est perdue au milieu de la forêt, c'est encore possible de l'atteindre sans trop de difficulté (si on ne tient pas compte des ours, caribou, chute de neige au mois de mai, arbres tombés en travers du chemin de boue). On peut donc aller faire les neuneu sur un bout de caillou, se prendre pour spiderman et une fois qu'on est en haut, redescendre.

Mais (et voici que réapparait la notion de lac-en-Finlande utilisée au début) lorsque le pied de la falaise (un bon 38 s'il vous plait) se trouve dans un lac... on fait comment? C'est ainsi que la plus haute falaise escaladable (très môche ce mot) se situe... dans un lac. Heureusement que sa hauteur, que dis-je, son extrême haute altitude, fait oublier ce petit caprice aquatique. Non seulement cette foutu falaise à les pieds dans l'haut, mais en plus elle ne fait que 53 mètres. Pour un grimpeur venant de France, 50m c'est pas très haut! pas du tout même. Mais (encore un "mais" oulala que de rebondissements!) heureusement que ces quelques 187 888 lacs contiennent quelques 179 584 îles! Sur le document photographique d'archive au début de l'article, vous pouvez ainsi voir quelques personnes se tenant en position debout sur une île, qui fait à tout casser... 25 m². Il est ainsi possible d'avoir les pieds au sec pour débuter 5 voies... parmi la trentaine que compte ce secteur. Le seul autre moyen d'aller grimper la où l'eau y est nécessite une assez grosse logistique. Il faut emprunter la barque orange et verte pour aller au pied de la falaise : une personne qui grimpe, une autre dans le bateau qui assure et une troisième qui se bat avec les rames pour faire en sorte que la-dîtes barque reste au pied de la falaise. Comment faire simple quand on peut faire compliqué...


La seule personne qui aurait été à l'aise avec ce type de falaise est un certain Jésus Cri, qui aurait pu aller sur place en mode "moon-walk-aquatique". Mais qui sait si Jésus n'était pas sujet au vertige, s'il était adepte de l'escalade, et si oui quelle était la marque de ses chaussons... autant de question que je me ferais un plaisir de lui poser lorsqu'il reviendra.

6.7.09

Le Dynamo de Turku

Comme le veut la tradition finlandaise, lorsque l'on se rend au festival Ruisrock, à Turku, il faut s'arrêter boire quelques chopines de breuvages divers et variés au Dynamo, à Turku aussi. Cette Dynamo n'est autre qu'un club/bar/lieu-où-danse-comme-des-neuneu-quand-on-est-torché-sinon-on-ne-le-ferait-pas. Dans une atmosphère de sueur, sentant la joie et la bonne humeur, ainsi que la tequila, il n'est pas rare de croiser le Pikku Vauva dansant sans pantalon, ni même slip kangourou ou autre string, sur les tables basses, au milieu des pintes de bière se réchauffant pour cause de consommateurs trop lent. Ainsi ce bébé danseur(seuse) nous délivre une sorte de boogie-woogie de toute beauté, alternant avec des mouvements de smurf non contrôlés (en raison de cette fracture du bras, qui laisse la main pendouiller comme un vulgaire truc qui pendouille vulgairement.

Mais il/elle est le centre du monde, sur la table il se déchaine, il/elle est le sujet de toutes les discussions, et les questions à son propos fusent de toutes part : "mais comment est-ce possible?", "pourquoi personne ne l'en empêche?", "et s'il tombe de la table?...", "qui lui à piqué son pantalon?", "du combien chausse-t'il/elle?", "peut-on le/la foutre complètement à poil bordel?", "qu'est-ce qu'il/elle a bu pour être dans un état pareil?", "on peut jouer au foot avec le bébé sans culotte?"... Mais rien ne le stop. Le bébé, vaillant comme Michel du même nom, continue sa danse en s'foutant pas mal des r'gards obliques des passants honnête. Il se dandine comme pas possible, il moon-walk, il enchaine les figures acrobatiques digne des plus grands danseurs de hip-hop...

jusqu'au bout de la nuit, sous les feux des projecteurs, sous les acclamations du publique bourré, il danse et danse et danse... jusqu'à ce que sa minuterie interne ne le stop.


video

19.6.09

Jaune & fushia sont à la mode.

Aujourd'hui est un grand jour (environ 1,98m, ce qui n'est pas rien). En effet il pleut de l'eau liquide et mouillée, du haut vers le bas. Après observation il me semble que ce serait lié à un phénomène d'incontinence nuageuse.

Toujours est-il qu'avec ces conditions météorologiques pourraves, je ne peux sortir jouer dans le bac à sable, faire des courses de tricycles avec mes copains, faire de l'escalade ou prendre un bain de soleil. Il me restait donc comme activités : la plongée sous-marine (dédicace à la colloque de Cuicui et Guiawm), mais il n'y a pas encore assez d'eau, le lancé de pétards dans le vide-ordure, mais je n'ai pas de vide-ordure, ou faire un concours de grimaces face au miroir (je n'ai fini que deuxième). Du coup je me suis souvenu que jadis j'avais un blog où j'écrivais des trucs bizarres illustrés par des photos tout à fait normales. Et donc, en ce jour de pluie pluvieuse, voici une double photo de le ciel que je vois par la fenêtre de la où je vis-ma-vie. Reprenons donc le principe du blog : l'encyclopédie.

La caractéristique principale de la Finlande est l'absence de jour pendant les jours d'hiver, et la présence de jour pendant les nuits d'été (ou présence de nuit pendant les jours d'hiver, et absence de nuit pendant les nuits d'été) (au printemps et à l'automne c'est (presque) normal). De ce fait le soleil met des heures et des heures pour aller se coucher, tel un enfant qui, le soir ou ses parents reçoivent des amis, fait tout son possible pour ne pas aller se coucher (et oui le soleil vit encore chez ses parents à l'âge de 4,5 milliard d'années) : il n'a pas sommeil, il veut une histoire, un verre d'eau, un bisou, son ornithorynque en peluche, une claque dans la gueule... peu importe, tout est bon pour grappiller quelques minutes. Mais petit à petit l'enfant montre des signes de fatigues, commence à tituber (car il a bu la fin de tous les verres qui traînaient), ses yeux se ferment tous seul (et son père en profite pour lui mettre la raclée de sa vie et l'enferme dans le placard à balais pour la nuit - ceci n'a rien d'autobiographique) ; mais le soleil non. Môssieur le soleil fait le malin, s'entête et ne va finalement jamais se coucher (ou alors le placard à balais est trop petit, ou son père est une fiotte qui n'ose pas montrer à son fils qui est le chef de famille - toujours pas de détail autobiographique). Prétextant des prétextes pourris et des excuses bidons, le petit soleil ne veut pas dormir ; et tandis que ses parents en ont ras-la-galaxie de subir le débit de conneries verbales que leur mioche possède et partent se coucher avec des boules quies la où je pense, le soleil part s'amuser avec les nuages (qui eux ont la permission de leur parents d'être dehors à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit. Ou les deux d'ailleurs. Ensemble ils jouent alors à cache-cache, aux billes, font des concours de crachats, regardent sous les jupes des filles, font des parties de foot, de strip-poker, brûlent des voitures dans les banlieues et consomment illégalement des pilules de drogues dures illégales (toujours pas de récit autobiographique).

C'est ainsi, que par ces soirées interminables, on peut apercevoir dans le ciel finlandais des nuages complètement grave-chirdé-sa-race en forme de nuages pas conventionnels du tout, complètement jaunes, oranges et violet, alors que le soleil préfère rester caché derrière les nuages tellement il est fonssdé.